Le personnel de santé français a t-il souffert de graves effets secondaire suite à la vaccination contre le coronavirus?


Infirmier masculin fatigué, avec des lunettes de protection en plastique et un masque respiratoire ffp2, une casquette, une blouse, avec un équipement de protection individuelle pour se protéger contre le virus covid-19 dans une unité de soins intensifs à l'hôpital.

Au CHU de Brest, 20 à 25 % des personnes vaccinées ont dû s'arrêter de travailler au cours de la première semaine qui a suivi l'introduction du vaccin en raison de symptômes tels que de violents maux de tête, une forte fièvre et des douleurs musculaires. (23 février 2021)

Le vaccin expérimental

Le vaccin expérimental COVID-19 d'AstraZeneca, actuellement administré au personnel de santé en France, a provoqué tant d'effets secondaires que le Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale français a recommandé "d'échelonner le calendrier de vaccination pour les personnes travaillant dans la même unité de soins" et "de prendre systématiquement du paracétamol juste avant l'injection et dans les deux jours qui suivent".

Les restrictions françaises sur les injections d'AstraZeneca font suite à une série d'incidents indésirables survenus dans plusieurs hôpitaux de différentes régions du pays où le personnel a été vacciné en masse depuis le début de la campagne le 5 février. Ces incidents ont été si nombreux que les hôpitaux ont été confrontés à des pénuries de personnel dans les unités de soins intensifs. Dans un hôpital, la moitié des kinésithérapeutes étaient en congé de maladie au même moment après la vaccination.

Dans la ville la plus à l'ouest de la France, le centre hospitalier universitaire de Brest, en Bretagne, a été particulièrement touché. Au cours de la première semaine de la campagne, 20 à 25 % des personnes vaccinées ont dû s'arrêter de travailler en raison de symptômes de la grippe tels que de violents maux de tête, une forte fièvre et des douleurs musculaires. En conséquence, les responsables de l'hôpital ont pris la décision de suspendre les vaccinations.

Scénarios similaires

Des scénarios similaires se sont déroulés dans d'autres hôpitaux de Bretagne et ont été documentés par les médias locaux dans des villes telles que Quimper et Morlaix. Dans la ville de Vannes, 18 % des agents de santé vaccinés ont été contraints de prendre un congé de maladie après la vaccination.

En Normandie, l'hôpital de Saint-Lô a suspendu les vaccinations le 11 février après que dix des quelque 50 membres du personnel vaccinés le 10 février aient développé des symptômes de fièvre et de nausées. À cette date, 10 000 injections avaient été administrées au personnel de santé et 149 "déclarations de pharmacovigilance" avaient été établies.

En Dordogne, près de Bordeaux, le personnel hospitalier ne veut plus recevoir l'injection d'AstraZeneca, selon les médias locaux, car le "comité d'hygiène et de sécurité" de l'hôpital de Périgueux a signalé qu'un "nombre important" - entre 50 et 70 % - de ceux qui l'ont reçue "a présenté des effets secondaires très graves", alors que le "seuil de tolérance" était d'environ 10%.

Effets indésirables

Au 16 février, pas moins de 363 effets indésirables ("syndromes pseudo-grippaux" de forte intensité dans la plupart des cas) avaient été officiellement déclarés en France chez des professionnels de santé âgés de 50 ans ou moins (âge moyen 31 ans) suite à l'administration de l'injection d'AstraZeneca. Cela n'a pas empêché les autorités sanitaires françaises d'annoncer que ces effets secondaires fréquents "ne remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque du vaccin".

Ce résultat est remarquable si l'on considère que le risque de tomber malade après une infection par le SRAS-CoV-2 est très faible à cet âge, alors que le vaccin, dont le "taux d'efficacité" n'est que de 62 à 70 %, semble effectivement provoquer des symptômes graves. Du moins suffisamment pour empêcher environ un cinquième des plus jeunes vaccinés de travailler.