Un médecin est-il interdit de pratique pour avoir remis en question l'efficacité des masques ?


Dr. Samuel White e1638790479529

Un médecin britannique qui s'était vu interdire l'utilisation des médias sociaux par le General Medical Council pour avoir affirmé que "les masques ne font rien" a gagné son procès devant la Haute Cour.

"Les masques ne font rien"

Le Dr Samuel White s'est vu infliger une interdiction d'exercer pendant 18 mois par le GMC après avoir publié une vidéo sur Instagram et Twitter en juin, dans laquelle il remettait en question l'efficacité des masques.

Dans la vidéo, M. White explique qu'il ne pouvait plus tolérer de travailler dans ses fonctions précédentes en raison des "mensonges" entourant le NHS et la réponse du gouvernement à la pandémie, qui étaient "si vastes" qu'il ne pouvait plus les "digérer".

M. White a également commis le péché ultime en déclarant que "les masques ne font rien" pour arrêter la propagation du virus COVID, alors que c'était l'opinion médicale consensuelle au début de la pandémie avant qu'elle ne change mystérieusement presque du jour au lendemain.

Twitter 1

Le médecin a également exprimé des inquiétudes quant à la sécurité des vaccins et à la fiabilité des tests COVID.

M. White a porté son affaire contre le GMC devant la Haute Cour en invoquant sa liberté d'expression "pour s'engager dans des débats et des discussions d'ordre médical, scientifique et politique", a déclaré son avocat, Francis Hoar, lors d'une audience devant les Royal Courts of Justice.

M. Hoar a ajouté que les avis de M. White étaient "étayés par de vastes corpus d'opinions scientifiques et médicales" et qu'il s'agissait "d'énoncés de faits et d'opinions sur les interventions pharmaceutiques et non pharmaceutiques en réponse à la pandémie."

Twitter 2

Alexis Hearnden, du GMC, a affirmé que les opinions de M. White n'étaient pas seulement de la désinformation, mais qu'elles représentaient un "risque" pour le public car elles ne correspondaient pas aux déclarations officielles.

La Cour a toutefois statué en faveur de M. White, affirmant que le tribunal qui lui avait interdit de s'exprimer avait violé la loi de 1998 sur les droits de l'homme.

Le jugement a conclu que la décision du tribunal était "une erreur de droit et une erreur d'orientation manifeste", ce qui signifie que la décision était "clairement erronée et ne peut être maintenue".