Joe Biden est-il la parfaite démonstration de la nullité et de l'incompétence de l'élite ?


Joe Biden, tant vanté et attendu par la caste pour succéder à Trump, est la parfaite démonstration de la nullité et de l'incompétence de cette élite méprisante qui s'est emparée du monde du multilatéralisme.

Intérêts égoïstes des puissants

Le désastre afghan, pourtant très prévisible, révèle la vérité des faits : la caste aime les gens qui présentent bien, même s'ils sont parfaitement incapables de diriger. Pour la caste, le plus important n'est pas d'être bon dans le fond, mais dans la forme aristocratique. Et de défendre à tout prix les intérêts égoïstes des puissants, quitte à mettre en danger leur propre peuple.

Pendant des mois, la caste nous a expliqué que Donald Trump était un clown, et que Joe Bien était un homme bien. Il faut relire l'éditorial que Le Monde a consacré au débat de septembre 2020 entre les deux candidats, pour comprendre quelle soupe on nous vend sans discontinuer depuis plus d'un an sur le "bon gouvernement" :

Sur la forme, l'agressivité et l'indiscipline de Donald Trump durant ce pugilat verbal de 90 minutes n'auront pas surpris ceux qui le suivent depuis sa première campagne électorale : il a mené le débat comme il tweete, à coups d'invectives, d'autosatisfaction et d'accusations gratuites, sans le moindre scrupule. Lire ici.

Les démocrates font mine de s'en offusquer, mais la base électorale du président apprécie sa combativité. C'est à cet électorat qu'il s'est adressé, afin de le remobiliser, face à des sondages qui le donnent perdant à ce stade. Joe Biden s'y attendait et s'était fixé comme stratégie de rester calme, sans se laisser démonter par la vague de critiques : il s'y est tenu.

Notez bien la construction " téléphonée " du raisonnement, si communément tenu par la caste. Trump lance des invectives, il se glorifie, il accuse gratuitement et sans scrupules. Biden, lui, reste calme et maître de lui.

On ne saurait mieux dire quel profil comportemental est idéalisé par la caste, et lequel est détesté. Tout ce qui rappelle l'esprit combatif du petit peuple est dangereux. Tout ce qui rappelle le (faux) calme et l'étiquette du comportement aristocratique est, au contraire, bénéfique.

Caste et étiquette

Et ce n'est pas la moindre des fautes de la caste de croire naïvement que tout, et surtout la compétence, se résume à l'apparence en société. Pour gouverner, il faut ne pas savoir prendre de bonnes décisions, il faut ne pas vouloir apporter la prospérité à son peuple. S'adresser à eux en des termes qui les concernent est même très suspect.

Non, le bon souverain selon la caste est celui qui respecte l'étiquette aristocratique : être distant, mesuré, sans émotion apparente. Et surtout, ne pas être "populiste". Se comporter comme un riche bourgeois, aimer le luxe, et parler sans cesse de la "start-up nation", du progrès technologique, de la numérisation comme solution à tous nos problèmes.

La caste détestait Trump parce qu'il était à l'opposé de cette caricature. Ses discours touchaient le cœur des gens par leur simplicité et leurs images directes et efficaces, leurs phrases courtes et leurs mimiques vulgaires.

La caste et ses idéaux fondateurs

Mais la haine de la caste pour Trump, et son idéalisation de Biden, ne se limitait pas à de simples considérations stylistiques. Trump a combattu tous les lieux communs de la caste mondialiste qui tire les ficelles du multilatéralisme. Il a prétendu rétablir le protectionnisme économique, il a combattu l'ONU, et il s'est retiré de l'accord de Paris, signifiant ainsi son scepticisme climatique. Il a également combattu la "culture woke" et s'est attaqué à tous les délires de la culture "inclusive". C'est donc le diable qu'il faut combattre !

On peut en effet faire le pari, sans trop de risque, d'imaginer qu'il n'aurait jamais fait de la nomination d'un gouvernement inclusif une condition de la reconnaissance des Talibans, comme l'a fait l'équipe Biden. On peut aussi parier qu'il ne se serait jamais retrouvé dans la situation dans laquelle Joe Biden est aujourd'hui coincé : abandon du pays beaucoup trop rapide, départ des forces armées avant le rapatriement des civils, et choix absurde des dates, puisque Biden est parti en vacances le jour où il a annoncé que l'armée américaine partirait le 31 août... Lire ici.

La compétence, le grand ennemi de la caste

L'attentat d'hier à Kaboul, qui a tué de nombreux soldats américains (et plus encore de civils afghans), est le résultat d'une série d'incompétences qui devraient nous rappeler clairement que la caste qui tient les rênes de la société se moque de la compétence des gens, et préférera toujours un crétin docile à un intelligent capable mais libre. La compétence est une valeur dangereuse : elle donne aux personnes compétentes le sentiment qu'elles peuvent s'affranchir de l'action collective pour mieux réussir que les autres.

Les propos de Hayek dans La Route du servage sur ce point montrent comment la caste totalitaire aime réduire la compétence à un curriculum vitae : la bonne école, le bon parcours, les bons emplois. La caste craint plus que tout l'ordre spontané des talents. C'est pourquoi partout, et notamment dans ce paradis de la gauche managériale qu'est la France, la caste s'emploie à tuer l'égalité des chances, et à la remplacer par une prétendue égalité sociale. Surtout, qu'on décourage les jeunes talents issus de milieux défavorisés de quitter leur condition, et que les médiocres de la caste transforment le pays en cour de récréation.

Biden, le grand homme de la réinitialisation

Sans surprise, Biden, qui est l'incarnation de cette caste et de ses idéaux, est apparu comme la pure figure du Great Reset. Son intervention économique massive au nom de l'égalité, sa politique de vaccination, notamment avec le vaccin Johnson & Johnson, dont le patron l'a soutenu pendant la campagne, sa facilité à opter pour toutes les solutions du capitalisme de surveillance, sont autant de preuves de sa proximité avec le projet de Davos.

Et c'est ce qu'il faut comprendre aujourd'hui : la caste s'est coalisée pour développer un projet international de gouvernance. L'objectif est d'amener les gouvernements, partout, dans les pays qui comptent, à opter pour les solutions préconisées ou synthétisées par Klaus Schwab.

Ces solutions obéissent à une logique simple : renoncer à la démocratie, et imposer un modèle de société de surveillance massive où les individus se cantonnent au rôle platonique que leur assigne la caste : consommer, obéir, fermer les yeux sur le reste. Ce projet à l'œuvre aux États-Unis l'est aussi en France, où Emmanuel Macron impose sans vergogne un passe-droit sanitaire porté par son industrie de défense, et où l'urgence sanitaire est galvaudée pour gouverner en s'asseyant allègrement sur les libertés fondamentales.

La Caste va dévorer ses propres enfants

L'inconvénient de l'incompétence est qu'elle finit par se nuire à elle-même. Biden vient d'en donner la preuve : ses mauvaises décisions entraînent la mort inutile de soldats américains, et des problèmes de civils américains piégés à Kaboul. Mais Macron en a aussi donné de nombreuses autres preuves : sa politique de santé conduit la France à compter plus de décès par COVID que d'autres pays mieux gérés. Lire ici.

C'est la dure loi de l'incompétence : le perdant est incapable de se remettre en question, et moins ça marche, plus il est heureux, jusqu'à ce que la situation devienne intolérable pour tous. Au final, c'est la caste elle-même qui exigera le départ de Joe Biden, comme elle exigera le départ d'Emmanuel Macron. Plus le temps passe, plus les mauvais choix des dirigeants divisent et provoquent une opposition de plus en plus radicale. C'est le phénomène auquel nous allons assister en France dans les prochains mois.