France : Plus de médecins dans la ville de Jenlain ?


Jenlain, un village de 1100 habitants, n'a plus de médecin. Le Dr Grégory Pamart, suspendu pour avoir refusé l'injection de Covid, expose dans sa lettre les raisons de sa décision et explique que cette loi l'obligerait à violer sa liberté de disposer de son corps.

Suspension pour refus de l'injection de Covid

Le médecin dénonce une mauvaise gestion de la situation sanitaire qui conduit notamment les patients à refuser un traitement précoce, alors qu'il a lui-même constaté qu'il permet de prévenir l'aggravation des cas et d'éviter une "hospitalisation".

Il a été confronté au maire de la ville dans le département du Nord, Johan Dremaux. Ce dernier a déploré la situation et a fait appel à d'autres médecins pour remplacer le docteur Pamart. L'élu estime qu'une politique doit être menée pour "revenir à la vie d'avant".

Le maire a dénoncé un acte "irresponsable" du Dr Pamart, mais a reconnu qu'il n'avait pas de connaissances médicales particulières. Johan Dremaux a été élu en 2020 : Ce maire, comme beaucoup d'autres, est donc arrivé au milieu d'une crise sanitaire et a vu protocole sur protocole contre le Covid.

 

Bien que lui aussi soit quelque peu "réticent" aux vaccins, l'élu explique que cette épidémie recule grâce à la vaccination, et rappelle la maxime "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres." De son côté, le Dr Pamart défend cette liberté :

"Je n'accepte pas de devoir renoncer à la liberté de disposer de mon corps pour continuer mon travail, je n'accepte pas l'idée totalitaire qu'à l'avenir la médecine pourrait se détacher du consentement libre et éclairé du patient."

Lors d'une conversation téléphonique, il affirme vouloir reprendre sa pratique en tant que médecin et comprend qu'il existe différents points de vue dans la société :

"Je revendique cette liberté, et il y a un autre choix, qui est celui du législateur qui adopte une loi, et le choix de rendre plus difficile l'existence des personnes non vaccinées."

Comment vit un médecin suspendu ?

Pour les patients, si je peux retourner au travail demain, je le ferai. J'espère que le législateur va reconsidérer cette loi et comprendre que nous ne sommes pas un danger pour la société. Qui est plus dangereux, le médecin non vacciné qui se fait tester tous les trois jours, ou le médecin vacciné alors que l'on sait maintenant que la vaccination contre le covid ne protège pas de l'infection des autres ?

Le Dr Pamart, père de quatre enfants, refuse de s'impliquer dans des conflits personnels ou une "guerre" qui l'obligerait à "choisir son camp". Il explique comment vit un médecin suspendu : "Je ne me plains pas matériellement, il y a des couples qui travaillent dans des usines et qui ont moins de ressources matérielles.

Un médecin a souvent plus de moyens de subsistance, même si le problème est que je paie toujours des honoraires ; non seulement je ne travaille plus, mais je dois payer des honoraires. Mais pour l'instant, je m'en sors bien, je n'ai pas besoin de beaucoup de moyens matériels. Et j'ai rencontré tellement de gens extraordinaires que je me dis qu'il y aura toujours des gens pour m'aider.

M. Dremaux ne regrette pas seulement la suspension, mais constate que le comportement violait déjà les recommandations de port du masque au début de la crise : "M. Pamart a reçu des coups dans les supermarchés où l'on ne portait pas le masque". Nous avons demandé au médecin si cet acte était une provocation qui aurait pu entraver le dialogue dans le village, il nous a répondu qu'il n'était pas question de provocation : "Non, c'est une question de choix et de besoin personnel, depuis le début de la crise j'ai un grand besoin de vérité et d'honnêteté.

Je ne me mentirai pas à moi-même ni à mes patients, même si cela crée des situations inconfortables pour moi. Quant aux masques, tout dépend de la façon dont on aborde la question. Lorsqu'il s'agit de savoir comment vivre et interagir avec les autres en société, il me semble que ne pas sourire n'est pas une solution. Je ne peux pas vivre sans sourire, l'échange avec un patient commence par un sourire, et je ne peux rien faire d'autre que de continuer à sourire.

C'est peut-être mal perçu, mais c'est un témoignage de la vérité", conclut Grégory Pamart.

Lettre du Dr Gregory Pamart à ses patients

Mes chers patients,

Depuis un an et demi, notre société, nos comportements et nos interactions ont radicalement changé.

L'attention des autorités sanitaires s'est rapidement détournée de la santé dans sa noble définition comme "un état de complet bien-être physique, mental et social, et pas seulement l'absence de maladie ou d'infirmité".

Au contraire, d'ici 2020, toute la soi-disant santé publique a cessé de s'intéresser à la santé de l'individu, se concentrant uniquement sur une maladie spécifique, ignorant des conditions telles que la dépression, le mal-être, l'isolement, le suicide, la décompensation du diabète, l'aggravation de l'obésité..... La liste, malheureusement, est encore longue.

Pire, en 2021, toute l'action dite de santé publique a cessé de se préoccuper uniquement de cette maladie, et aujourd'hui la vaccination, par ailleurs bien critiquable, apparaît comme une fin en soi, une "nécessité" qu'il faut atteindre "à tout prix".

Cette logique ignore complètement les aspects les plus importants du contrôle des infections. C'est-à-dire toutes les options préventives et curatives, en particulier le traitement précoce qui, comme je l'ai constaté dans le traitement de mes patients, peut éviter l'hospitalisation dans la grande majorité des cas.

Plus grave encore que l'erreur médicale stratégique, les nouvelles mesures annoncées par le Président de la République constituent une rupture majeure avec la notion de consentement libre et éclairé à tout traitement. Ces mesures visent à passer outre le libre arbitre, à contraindre la conscience et, en définitive, à porter atteinte au corps.

J'aime ma profession, et ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours essayé de respecter les choix de mes patients. Je ne vous demande pas de comprendre ou d'accepter le mien. En tout cas, sachez que chacun de mes actes est pesé. Je ne suis pas à l'abri d'erreurs de jugement, mais vous pouvez être assuré de ma sincérité, notamment lorsque je vous dis que je ne vous ai jamais mis en danger malgré les recommandations sanitaires.

Je n'ai jamais cessé de croire que le rôle du médecin de famille est d'accompagner, de soutenir, d'informer..... Ce rôle exige suffisamment de retenue pour ne jamais essayer d'imposer nos propres idées ou de convaincre nos patients.

Je n'accepte donc pas de devoir renoncer à la liberté de disposer de mon corps pour continuer à exercer ma profession, et je n'accepte pas l'idée totalitaire selon laquelle la médecine pourrait demain se détacher du consentement libre et éclairé du patient.

Je n'accepte pas non plus que nos données de santé soient collectées dans de grands fichiers nationaux et utilisées par des agences administratives pour punir ceux que l'autorité politique a jugé indésirables.

Il y a quelques semaines, j'ai pris la décision ferme et difficile de ne pas me soumettre à la vaccination obligatoire. Cela signifie que je ne peux plus exercer ma profession de médecin généraliste.
Si vous ne comprenez pas cette décision, j'espère que vous me ferez suffisamment confiance pour accepter que je puisse avoir tort, mais aussi que je puisse avoir raison.

Certains d'entre vous m'ont dit qu'ils étaient troublés par "toutes ces études pour rien". Sachez que même si je n'exerce plus jamais la médecine générale, je ne regrette absolument pas ma vocation. J'ai eu la chance extraordinaire de découvrir mes patients en tant qu'individus dans l'intimité d'une relation authentique et sincère.

Au cours de mes 9 années d'études et de mes 6 années de pratique, dont près de 3 années passées avec vous à Jenlain, j'ai découvert des trésors d'humanité que je n'aurais pu voir dans aucune autre profession.
Je crois qu'il n'y a pas d'autre façon de pratiquer la médecine que par l'amour. Et plus je pratiquais, plus je vous aimais. Chacun et chacune d'entre vous. Comme les êtres uniques et merveilleux que vous êtes.

Je crains que la médecine ne devienne une série d'algorithmes et de protocoles.

Chacun jugera sur ce qui vient de se passer, la transgression de notre humanité qu'il n'accepte pas. Cacher notre sourire, ne plus s'embrasser, laisser grand-mère manger dans la cuisine, signer un document pour sortir de la maison, se faire vacciner pour le travail, allumer le code-barres pour aller au restaurant, faire une piqûre au gamin pour aller à la piscine..... Je ne veux pas avoir à allonger la liste dans quelques mois.

J'ai peur de l'émergence d'une société utopique qui lutte "ensemble contre une maladie" et qui nie la valeur de soi et l'individualité de chaque personne. Elle prescrit un seul résultat, un seul chemin. Elle veut faire entrer chaque citoyen dans une description de poste. Une société en marche contre les dangers de la vie, au prix de la différence, au prix de la liberté de conscience, au prix de la libre disposition de nos corps..... Au prix de l'amour.

Aujourd'hui, je quitte mon travail. Mais je n'ai pas peur. Je m'en remets avec confiance à la Providence, car je crois que nous avons tous la possibilité de changer le monde, selon nos talents, notre force et notre persévérance.

La société idéale ne repose pas sur un ordre social parfait, la société idéale commence simplement par un sourire, la volonté d'accueillir et de prendre soin de l'autre.

Pour prendre soin de vous, je dois vous laisser avec regret.

Nous nous retrouverons bientôt.

Vous êtes toujours dévoué.
Dr. Grégory Pamart