Comment la Suisse est-elle subordonnée au commandement absolu du Directeur général de l'OMS ?


La révision complète (rSEA) de la loi suisse sur les épidémies (SEA) peut démontrer aux peuples du Brésil, de la Chine, de la France, de l'Allemagne, de l'Inde, de la Russie, du Royaume-Uni, des États-Unis et d'autres nations, comment le Règlement sanitaire international (RSI) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) transférer le pouvoir total des États parties à Directeur général de l'OMSet à son supérieur, Bill Gates. Dans le même ordre d'idées, l'industrie pharmaceutique, par l'intermédiaire de son influence sur l'OMS et son Directeur généralLe Conseil de l'Europe, en tant qu'organe de l'Union européenne, obtient des pouvoirs généraux sur le peuple de tous les États parties. Voir le pdf à la fin du billet.

Des droits politiques démocratiques directs ?

La Suisse est une République fédérale de démocratie directe : Quatre niveaux politiques se partagent le pouvoir en Suisse : 5,5 millions d'électeurs (le Souverain), 2 250 communes (villes), 26 États (cantons) et la Confédération. Tous les niveaux politiques séparent le pouvoir en trois branches classiques : La Confédération comprend un Parlement bicaméral de 200 et 46 membres (Congrès et Sénat), un Gouvernement fédéral de sept membres et le Tribunal fédéral. Nous, le peuple, élisons les membres du Parlement. Le Parlement élit les membres du Gouvernement et de la Cour suprême. Nous, le peuple, décidons des questions politiques grâce à nos droits politiques de démocratie directe : 1. Votes, élections, initiatives et référendums aux niveaux municipal, étatique et fédéral. 2. Assemblée et Landsgemeinde au niveau des municipalités et des États.

L'analyse suivante peut intéresser les lecteurs internationaux, et les Américains en particulier, car les systèmes politiques des États-Unis et de la Suisse sont assez similaires. A lire absolument si vous vivez dans un pays membre du RSI de l'OMS ou si votre pays est en négociation pour y adhérer.

La conclusion de l'analyse est la suivante : La loi suisse sur les épidémies et le règlement sanitaire international de l'OMS subordonnent la Suisse au commandement absolu du directeur général de l'OMS.

Suisse sous le commandement total du Directeur général de l'OMS

La loi suisse sur les épidémies 2013 (art. 80.3 + 6.1.b + 7 + 8.2) et le Règlement sanitaire international 2005 (RSI) (art. 4 + 49) de l'OMS placent la Suisse sous le commandement total du directeur général de l'OMS. Voir ici.

C'est extrêmement dangereux ! L'ethnie éthiopienne des Amhara veut traduire le Dr Tedros devant un tribunal international pour déportations, torture, génocide et autres crimes contre l'humanité.

Citation du rapport de l'Amhara Professionals Union, page 2 : "Ce document détaille comment l'ancien ministre éthiopien du ministère fédéral de la Santé (FMOH) et des Affaires étrangères, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, est accusé par ses adversaires politiques pour le rôle qu'il a joué dans la violence génocidaire systématique et les violations flagrantes des droits de l'homme, y compris, mais sans s'y limiter, les détentions arbitraires et les exécutions extrajudiciaires." Voir le pdf à la fin du billet.

Les épidémies suisses transformées en une extension du RSI de l'OMS

En 2013, l'épidémie suisse est devenue une extension du RSI de l'OMS.

Loi suisse sur les épidémies Art. 80.3 Coopération internationale
L'Office fédéral de la santé publique (l'OFSP et ses beaurocrates non élus) assume le rôle de point focal national conformément au Règlement sanitaire international du 23 mai 2005, et signale notamment à l'OMS les événements susceptibles de conduire à une urgence sanitaire de portée internationale.

Loi suisse sur les épidémies Art. 6.1 Situation particulière
Une situation particulière existe si : b. l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déterminé qu'il existe une urgence sanitaire de portée internationale et que cette situation constitue une menace pour la santé publique en Suisse (décision arbitraire de l'OMS).

Loi suisse sur les épidémies Art. 7 Situation extraordinaire
Si une situation extraordinaire l'exige (si l'OMS le décide), le gouvernement suisse peut (doit lorsque l'OMS l'ordonne via l'OFSP) ordonner les mesures nécessaires pour l'ensemble du pays ou pour certaines parties du pays.

Loi suisse sur les épidémies Art. 8.2 Mesures préparatoires
L'OFSP (qui est subordonné à l'OMS par l'art. 80.3) peut ordonner aux cantons de prendre certaines mesures (arbitraires) en cas de menace particulière pour la santé publique, notamment
a. pour détecter et surveiller les maladies transmissibles ;
b. des mesures (arbitraires) à l'égard de personnes individuelles ;
c. des mesures (arbitraires) envers la population ;
d. pour la distribution des remèdes (monopole de vente pour Big Pharma ; suppression des remèdes de la médecine complémentaire).

OMS RSI Article 4 Autorités responsables

1. Chaque Etat partie désigne ou établit un point focal national RSI et les autorités responsables, dans leur juridiction respective, de la mise en œuvre des mesures sanitaires prévues par le présent règlement.

Procédure de l'article 49 du RSI de l'OMS

1. Le Directeur général convoque les réunions du Comité d'urgence en sélectionnant un certain nombre d'experts parmi ceux visés au paragraphe 2 de l'article 48, en fonction des domaines d'expertise et d'expérience les plus pertinents pour l'événement spécifique qui se produit. Aux fins du présent article, les "réunions" du comité d'urgence peuvent inclure des téléconférences, des vidéoconférences ou des communications électroniques.

2. Le Directeur général fournit au Comité d'urgence l'ordre du jour et toute information pertinente concernant l'événement, y compris les informations fournies par les Etats parties, ainsi que toute recommandation temporaire que le Directeur général propose d'émettre.

3. Le comité d'urgence élit son président et prépare, après chaque réunion, un bref rapport sommaire de ses travaux et délibérations, y compris tout avis sur les recommandations.

4. Le Directeur général invite l'Etat partie sur le territoire duquel l'événement se produit à présenter ses vues au Comité d'urgence. A cet effet, le Directeur général lui notifie les dates et l'ordre du jour de la réunion du Comité d'urgence avec autant de préavis que nécessaire. Toutefois, l'Etat partie concerné ne peut pas demander le report de la réunion du Comité d'urgence afin d'y présenter son point de vue.

5. Les avis du Comité d'urgence sont transmis au Directeur général pour examen. Le Directeur général prend la décision finale sur ces questions.

6. Le Directeur général communique aux Etats Parties la détermination et la fin d'une urgence de santé publique de portée internationale, toute mesure sanitaire prise par l'Etat Partie concerné, toute recommandation temporaire, ainsi que la modification, la prorogation et la fin de ces recommandations, ainsi que les avis du Comité d'urgence. Le Directeur général informe les exploitants de moyens de transport par l'intermédiaire des Etats Parties et des organismes internationaux compétents de ces recommandations temporaires, y compris de leur modification, de leur prorogation ou de leur suppression. Le Directeur général met ensuite ces informations et recommandations à la disposition du grand public.

7. Les États parties sur le territoire desquels l'événement s'est produit peuvent (seulement) proposer au Directeur général de mettre fin à une urgence de santé publique de portée internationale et/ou aux recommandations temporaires, et peuvent faire une présentation à cet effet au Comité d'urgence.

La bonne nouvelle est que nous avons de meilleures chances de pouvoir remédier aux lacunes du rSEA. De plus en plus de politiciens et d'électeurs réalisent à quel point ils ont été trompés.

Un NON clair à la révision de la loi sur les épidémies

par Dr phil. Henriette Hanke Güttinger, historienne ; Dr med. Susanne Lippmann Rieder ; Dr iur. Marianne Wüthrich ; Préoccupations actuelles.

La révision complète (rSEA) de la loi suisse sur les épidémies (LSE) est une autre tentative de faire passer les soins de santé approuvés en Suisse de la responsabilité des cantons (états) au contrôle centralisé par le gouvernement fédéral.1 Bien que le Parlement suisse ait rejeté la loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé (loi sur la prévention) en automne 2012, les mêmes objectifs réapparaissent dans le rSEA : la mise à mal du fédéralisme et le contrôle étatique du comportement des citoyens. Ces procédures font fi une fois de plus de la volonté du souverain. Les citoyens de notre pays sont indépendants et ne veulent pas de " contrôle du comportement ". Il s'en tient à la structure fédérale de la Suisse.

Différents comités de citoyens ont lancé le référendum avec grand succès (environ 80 000 signatures) afin que le peuple suisse puisse se prononcer sur la révision de la loi sur les épidémies le 22 septembre 2013.

Nos arguments en un coup d'œil :

Switzerland has already an adequate Epidemics Act

La Suisse n'a pas besoin de révision de la loi sur les épidémies !2 La loi actuelle du 18 septembre 1970 (dernière adaptation en 2008) est excellente et couvre toutes les éventualités. Elle a fait ses preuves depuis plus de 40 ans et a été continuellement adaptée aux défis infectiologiques. Elle a pleinement rempli son objectif de lutte contre les maladies transmissibles à l'homme. Le contenu de la loi est compréhensible pour chaque citoyen et offre une sécurité élevée pour tous. Les compétences et les devoirs de l'autorité sont clairement définis, conformément à notre système fédéral suisse. La loi actuelle sur les épidémies repose sur des bases médicales et scientifiques. Les droits individuels sont sauvegardés.

Centralisation contradicts the Swiss concept of the State

Il est dans la nature du fédéralisme que les cantons règlent leurs affaires selon le principe de subsidiarité : la Confédération n'intervient que lorsque les cantons ne sont pas en mesure de faire face à leurs tâches. Le même principe s'applique dans la relation entre le canton et les communes.

La loi sur les épidémies proposée constituerait un changement de paradigme. Le secteur de la santé, qui relève de la compétence des cantons, serait dans une large mesure retiré de la souveraineté cantonale et remis à la Confédération. Les communes et les cantons seraient de simples agents d'instructions centralisées.

Le Conseil fédéral entend prendre cette mesure étrange "pour renforcer le rôle de chef de file des autorités fédérales" (Message concernant la révision de la LSE, p. 336).

Il est antidémocratique et contraire à notre fédéralisme que le gouvernement fédéral adopte une loi pour lui-même afin de prendre le pouvoir. Le peuple est le souverain, il ne veut pas être mené n'importe où.

All power to the Federal Office For Public Health (FOPH) – the abundance of power of an absolutist ruler

La loi révisée sur les épidémies rend évidente la concentration du pouvoir dans l'OFSP. Une simple autorité fédérale aurait le dernier mot dans tout le pays et aurait les coudées franches en tant que commandement central sur la population et les cantons. Une telle chose n'a jamais existé en Suisse !

Selon la LEtr, l'OFSP pourrait, par exemple, imposer ses programmes nationaux dans toute la Suisse (art. 5).3il pouvait dicter aux cantons les mesures à prendre contre la population (art. 8).4 et, selon le Message du Conseil fédéral (p. 370), d'organiser " de vastes campagnes de contrôle du comportement ". L'OFSP serait ainsi autorisé à collecter nos données personnelles de santé, à créer des fichiers personnels (" Fichen ") et à les transmettre, même aux autorités d'autres Etats et à des organisations supranationales et internationales à tout moment (art. 60, art. 62)5. L'octroi d'un si grand pouvoir nous rappelle le "Comité du salut public" de la Révolution française. Cela nous rappelle également les États totalitaires qui réglementent et déterminent les sphères les plus intimes de la vie de leurs citoyens, et plus récemment le "Homeland Security" américain.

En clair : Avec la nouvelle loi sur les épidémies, l'OFSP serait doté de l'abondance de pouvoir d'un souverain absolutiste alors qu'en même temps la séparation des pouvoirs serait résolue et les cantons seraient dégradés en agents de la force publique : L'OFSP déterminerait les bases de la lutte contre les épidémies (fonction législative), en même temps il dirait aux cantons, à la population, au personnel de santé et aux laboratoires ce qu'ils doivent faire (fonction exécutive), et enfin il "surveillerait" et "évaluerait" ses propres empiètements (fonction judiciaire) !

No Emergency Law in everyday life!

Dans la loi actuelle sur les épidémies (SEA), les mesures coercitives administratives sont limitées à des "circonstances exceptionnelles".6 L'article 10 de la LSE se fonde sur les ordonnances d'urgence du Conseil fédéral, conformément à l'article 185, alinéa 3, de la Constitution fédérale.7 Les règlements d'urgence doivent être limités dans le temps.

Avec l'article 6 du rSEA, quelque chose de nouveau serait introduit : la " situation particulière ". Une intrusion sans précédent dans notre vie privée serait rendue possible. Par exemple, une "pandémie de grippe modérée".8 seraient incluses dans ces situations particulières, une notion élastique qui peut aussi inclure l'épidémie annuelle de grippe. Sans arrêté d'urgence, des mesures coercitives pourraient donc être prises par le Conseil fédéral. D'où le Message du Conseil fédéral (p. 365) : "Dans des situations particulières, le Conseil fédéral obtient la compétence de déclarer les vaccinations obligatoires pour certains groupes de population." En vertu de l'article 6b LEtr, l'OMS obtiendrait pour la première fois en Suisse un pouvoir légal de décision.

Article 6 Situation particulière
Alinéa 1 : Une situation particulière existe si : [...] b. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a constaté qu'il existe un risque sanitaire de portée internationale et que, de ce fait, la santé publique en Suisse serait menacée.

Une telle loi, par laquelle la Suisse cède son pouvoir de décision national et donc une partie de sa souveraineté à une organisation internationale, n'a jamais existé auparavant.

Rappel : En 2009, l'OMS a proclamé le niveau de pandémie le plus élevé pour la grippe porcine - avec toutes les conséquences pour la Suisse. Rétrospectivement, il s'est avéré que la grippe porcine était moins dangereuse qu'une grippe saisonnière normale. Imaginez seulement qu'à l'époque, des vaccins non examinés auraient été précipités et utilisés pour vacciner obligatoirement nos enfants en tant que partie vulnérable de la population, ou les personnes âgées ou les femmes enceintes. Étant donné que l'on dispose de plus en plus d'informations sur l'imbrication de l'industrie pharmaceutique et de l'OMS, il y a lieu de s'inquiéter sérieusement au sujet de cette loi.

Vous vous souvenez du médicament Tamiflu, plus connu sous le nom de "Ramiflu", qui n'a fait que récupérer l'ancien secrétaire à la défense Rumsfeld en raison de son implication financière ?9 Sur recommandation de l'OMS, la Suisse a acheté pour 4 millions de francs suisses du Tamiflu contre la grippe aviaire et porcine et un vaccin contre la grippe porcine pour 56 millions de francs suisses, qui a ensuite dû être brûlé en grande partie comme un déchet dangereux. "Une énorme dépense (pour les contribuables) sans contrepartie".

Trust in the population instead of “behavior control”

En Suisse, nous avons l'habitude de réfléchir et de participer activement. Si nous recevons des informations fondées sur des faits, chacun en tire des conclusions appropriées et significatives pour sa situation personnelle. C'est ce que garantit pleinement la loi actuelle sur les épidémies.10

Le rSEA prévoit toutefois de nouveaux programmes nationaux étendus (p. ex. articles 5, 11, 19, 20 et 21) en tant que campagnes de "contrôle du comportement" de la population. Rappelez-vous les précédentes campagnes de l'OFSP : "Inscrivez-vous chez le médecin si votre zizi a la grippe" ou "Ne prenez pas de médicaments si vous ne vous sentez pas bien" - un langage qui correspond peut-être au niveau intellectuel du créateur des slogans mais jamais à celui de la population suisse. Citation du Message du Conseil fédéral, p. 370 : "D'autres mesures comprennent [...] de vastes campagnes de contrôle des comportements."

Nous n'avons pas besoin de "contrôle du comportement" ni de contrôle à distance de la part d'une quelconque autorité fédérale ! Par conséquent, une proposition d'économie raisonnable pour notre gouvernement est d'annuler sans substitution tous les programmes nationaux et les consultants en relations publiques qui y sont liés et d'utiliser l'argent pour quelque chose de raisonnable.

No compulsory vaccinations

Avec le rSEA, les vaccinations obligatoires sont appliquées dans une "situation particulière" (art. 6). A l'article 21 " promotion des vaccinations " les vaccinations obligatoires sont prévues même dans les situations normales : " Les cantons encouragent les vaccinations, en : [...] c. veillant à ce que les personnes concernées par les recommandations de vaccination soient entièrement vaccinées. "

Cela signifie en clair : Avec cette loi, nous aurions atteint l'État tyrannique ou une dictature de la santé.11 Chaque vaccination (injection) constitue juridiquement une blessure physique.12 Par conséquent, chacun doit pouvoir choisir librement s'il veut se faire vacciner par un médecin en qui il a confiance. Les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner pour des raisons personnelles, spirituelles ou religieuses doivent être respectées dans leur décision. Le gouvernement veut-il s'assurer maintenant, avec un appareil coercitif centralisé, que les articles 6 et 21 seront appliqués contre la volonté de l'individu ? La grande majorité de la population est favorable à une vaccination raisonnable, mais s'oppose à une vaccination obligatoire.

L'hiver dernier, la population suisse a fait l'expérience désagréable de ces efforts, puisque le personnel médical non vacciné a été marqué dans certains hôpitaux.13

Il a été démontré qu'une information soigneuse de la population sur les vaccinations a permis d'éradiquer des maladies sur une base volontaire, comme dans le cas de la polio.14

No monitoring and disclosure of data

Compte tenu des informations inquiétantes sur la collecte illégale de données électroniques globales par les services de renseignement, de multiples articles de la LEtr suscitent la plus grande inquiétude : ainsi l'article 59, qui prévoit l'échange de données personnelles entre la Confédération et les cantons dans une mesure qui n'a pas sa place dans un Etat de droit libéral (comme des informations sur les itinéraires de voyage, les lieux de résidence et les contacts avec des personnes, des animaux et des objets). Ou encore l'article 60, selon lequel l'OFSP constitue un fichier "sur les personnes [...] malades, suspectées d'être malades, infectées ou suspectées d'être infectieuses ou sécrétant des agents pathogènes."

La divulgation de données personnelles, y compris de données sur la santé, à des autorités étrangères ainsi qu'à des organisations supranationales et internationales est particulièrement alarmante (article 62). Nous ne souhaitons pas que notre vie privée soit internationalisée !

La base de données en ligne eHealth à l'échelle européenne a déjà été planifiée. Le projet pilote correspondant en Suisse est le dossier de vaccination électronique. Ce projet jusqu'à présent volontaire devrait-il devenir obligatoire avec le rSEA ? Cela pourrait servir à faire respecter l'article 21, alinéa c. de la LEtr : en tant qu'agents de l'autorité, les cantons doivent " veiller à ce que les personnes concernées par les recommandations de vaccination soient entièrement vaccinées ".

Spiraling costs for the Confederation and the Cantons

Toutes ces nouvelles créations ne seraient pas gratuites. En temps normal, selon le Message du Conseil fédéral, elles coûteraient, à partir de 2013, 4,4 millions de francs par an et 300 points de pourcentage d'emploi de plus qu'aujourd'hui.15 Dans des situations particulières - par exemple chaque hiver pendant la saison de la grippe - des sommes beaucoup plus importantes seraient bien sûr nécessaires. On ne sait pas encore où le Conseil fédéral veut prendre ces millions.

Si les cantons seront dégradés au rang de simples agents de la force publique, cela ne les mettra pas à l'abri d'une augmentation des coûts d'au moins 4 millions de francs suisses ou 10,7% - ainsi le Message (p. 440).

Et comme si cela ne suffisait pas : avec l'article 70 LSE, la Confédération remettrait un chèque en blanc à l'industrie pharmaceutique pour couvrir les dommages qui pourraient résulter d'une utilisation recommandée ou ordonnée de remèdes émis par la Confédération ! Ce dispositif est déjà inclus dans la LSE actuelle, nous pensons qu'il doit être supprimé.

For the health of humans or for bulging coffers of the pharmaceutical industry?16

Avec l'article 6 de la LEtr, l'OMS obtient le droit de déterminer quand "la santé publique est en danger" en Suisse. Avec l'influence croissante de l'industrie pharmaceutique et des donateurs privés sur l'OMS, cette dernière n'est plus indépendante, et là, elle risque de s'écarter de ses objectifs initiaux. L'OMS conçoit ses recommandations en matière de vaccination sous le regard de l'industrie pharmaceutique mondiale. Le SAGE (Strategic Advisory Group of Experts on Immunization) de l'OMS, qui définit les niveaux de pandémie, est fortement affilié à l'industrie pharmaceutique.17 En outre, l'OMS est de plus en plus impliquée dans la dépendance financière vis-à-vis des donateurs privés. C'était le titre du "Tages-Anzeiger" du 22 février 2013 : "Bill Gates dominiert zusehends die WHO" (Bill Gates domine de plus en plus l'OMS).

En Amérique, les nouvelles lois sur les soins de santé ont toujours émergé dans le contexte des intérêts et des positions de l'industrie pharmaceutique dans la politique.18 En Suisse, on appelle cela "pot aux roses - couvercle du pot aux roses". - Cela soulève la question de savoir dans quelle mesure les intérêts de l'industrie pharmaceutique ont joué un rôle dans la rédaction du rSEA.

Where does the complete revision of the SEA imposed from outside originate?

Comme le projet de loi n'est absolument pas typique de la Suisse, nous avons fait des recherches sur l'origine de cette approche essentiellement totalitaire. Nos recherches nous ont conduits à la sociologue et politologue allemande Ilona Kickbusch, entre autres consultante de l'OFSP.19 Avec Thomas Zeltner - elle a déjà été la cheville ouvrière de la loi sur la prévention20. Remarque : Ilona Kickbusch n'a jamais été membre de la faculté de médecine et elle ne comprend absolument pas notre Confédération et son système de santé.20

En tant que sociologue / politologue, son approche est sociologique et politique, et non médicale. Elle s'appuie sur des approches obsolètes, notamment celles du théoricien de la troisième voie Anthony Giddens et de Gregory Bateson, qui, en tant qu'anthropologue culturel au service de la CIA, a préparé le terrain pour l'hégémonie américaine après la Seconde Guerre mondiale. Le travail de consultant de Kickbusch dans divers organismes nationaux et internationaux du système de santé ne semble pas être motivé par un véritable souci de la santé. Le "Graduate Institute Geneva", dont elle occupe le poste de directrice pour la santé globale, collabore avec la Fondation Novartis pour le développement durable et est partiellement financé par la Fondation Rockefeller.21

L'électorat suisse est bien avisé de repousser fermement cet accès à la souveraineté nationale et de maintenir son système de santé fédéral qui a fait ses preuves.

États relevant du RSI depuis 2005

Le RSI 2005 est entré en vigueur pour les Etats suivants :

Afghanistan, Albanie, Algérie, Andorre, Angola, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbade, Belarus, Belgique, Belize, Bénin, Bhoutan, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Brésil, Brunei Darussalam, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Cameroun, Canada, Cap-Vert, République centrafricaine, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Comores, Congo, Îles Cook, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Croatie, Cuba, Chypre, République populaire démocratique de Corée, République démocratique du Congo, Danemark, Djibouti, Dominique, République dominicaine, Equateur, Egypte, El Salvador, Guinée équatoriale, Erythrée, Estonie, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Géorgie, Allemagne, Ghana, Grèce, Grenade, Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guyana, Haïti, Saint-Siège, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Iran, Iraq, Irlande, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kiribati, Koweït, Kirghizstan, République démocratique populaire lao, Lettonie, Liban, Lesotho, Liberia, Jamahiriya arabe libyenne, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaisie, Maldives, Mali, Malte, Îles Marshall, Mauritanie, Maurice, Mexique, Micronésie, Moldavie, Monaco, Mongolie, Monténégro, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Nauru, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Niue, Norvège, Oman, Pakistan, Palau, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Roumanie, Fédération de Russie, Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Saint-Marin, Sao Tomé-et-Principe, Arabie saoudite, Sénégal, Serbie, Seychelles, Sierra Leone, Singapour, Slovaquie, Slovénie, Iles Salomon, Somalie, Afrique du Sud, Espagne, Sri Lanka, Soudan, Suriname, Swaziland, Suède, Suisse, République arabe syrienne, Tadjikistan, Thaïlande, Ancienne République yougoslave de Macédoine, Timor-Leste, Togo, Tonga, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turquie, Turkménistan, Tuvalu, Ouganda, Ukraine, Émirats arabes unis, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, République unie de Tanzanie, États-Unis d'Amérique, Uruguay, Ouzbékistan, Vanuatu, Venezuela, Viet Nam, Yémen, Zambie, Zimbabwe.

Notes de bas de page

01 "OECD und WHO halten fest, dass das Schweizerische Gesundheitssystem im internationalen Wettbewerb zu den besten gehört. (L'OCDE et l'OMS soulignent que dans la compétition internationale, le système de santé suisse fait partie des meilleurs)". Stefan Spycher, OCDE-OMS-Analyse des schweizerischen Gesundheitssystems : Alter Wein in neuen Schläuchen ? In : Die Volkswirtschaft, 3-2012, p. 45.

02 Loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles chez l'homme (loi sur les épidémies, LLE), introduite initialement le 18 septembre 1970 (en vigueur depuis le 1er janvier 2013).

03 Art. 5 du rSEA "Programmes nationaux : [...] al. 2 La Confédération et les cantons veillent à la mise en œuvre des programmes nationaux dans le cadre de leurs compétences."

04 Art. 8 rSEA : "Mesures préparatoires : [...] al. 2 : L'OFSP peut ordonner aux cantons de prendre certaines mesures en raison d'une menace particulière pour la santé publique, notamment [...]."

05 Cf. "Nos arguments en un coup d'œil" n° 7 : "Pas de surveillance et de transmission de données". Le service de renseignement américain NSA s'en féliciterait certainement. (cf. l'affaire NSA de juin 2013)

06 rSEA Article 10, alinéa 1 : "Si des circonstances exceptionnelles l'exigent, le Conseil fédéral peut ordonner les mesures nécessaires pour l'ensemble du pays ou pour certaines parties du pays."

07 Art. 185 CF "Sécurité extérieure et intérieure" : [3 "Il [le Conseil fédéral] peut, en application directe du présent article, édicter des ordonnances et des règlements afin de contrer des menaces existantes ou imminentes de perturbation grave de l'ordre public ou de la sécurité intérieure ou extérieure. Ces ordonnances doivent être limitées dans le temps."

08 Message du Conseil fédéral, p. 363

09 "Kauft Ihr Land auch 'Rummy Flu' for x Millionen ?" Dr med. D. Güntert, Zeit -Fragen, 27 nov. 2006

10 Loi sur les épidémies actuelles Article 3 : "Information
1L'Office fédéral de la santé publique publie des compilations hebdomadaires, mensuelles et annuelles sur la base des notifications reçues conformément à l'article 27.
2 Si nécessaire, elle informe les autorités, le corps médical et le public par des communiqués supplémentaires.
3 Elle publie des lignes directrices pour la lutte contre les maladies transmissibles et la manière de traiter les agents et les adapte en permanence à l'état actuel de la science."

11 Voir July Zeh, Corpus Delicti - ein Prozess, Francfort-sur-le-Main 2009.

12 "Dans la médecine d'aujourd'hui, le patient est traité comme un citoyen responsable. Il doit être informé de manière complète et précise avant toute intervention de son médecin de tous les risques d'une intervention imminente et il doit donner son consentement de manière libre et indépendante. Cette obligation d'information et de consentement doit également s'appliquer dans le cas des vaccins. Les vaccinations massives et obligatoires sont donc en soi un problème pour la démocratie. Dans le monde d'aujourd'hui, la confiance a été battue en brèche dans tellement de domaines que cela pourrait même ne pas avoir lieu dans le domaine de la santé", Current Concerns, 19 août 2009

13 Hôpital cantonal de Genève, hiver 2012/2013 : pendant la saison annuelle de la grippe, le personnel, qui ne s'est pas fait vacciner, a dû porter un macaron marron avec le texte "Je porte un masque pour vous protéger" ; "Genfer Pflegende wehren sich gegen Impfabzeichen", "Tages-Anzeiger" du 13 novembre 2012.

14 Dr méd. A. Bau, "Le vaccin oral volontaire contre la polio conduit à l'éradication de la polio".

15 En plus de l'extension de l'OFSP de 600 % des emplois récemment adoptée par le conseiller fédéral Berset

16 Klaus Hartmann, "Impfen bis der Arzt kommt. Wenn bei Pharmakonzenrnen Profit über Gesundheit geht" (Vaccination jusqu'à ce que le médecin vienne. Si dans les entreprises pharmaceutiques le profit prime sur la santé), Munich 2012

17 Michael Winckler, "Das Impf-Kartell, Die Akte Schweinegrippe" (Le cartel des vaccins, Le dossier de la grippe porcine), Tübingen 2009, pp. 48

18 Marcia Angell (ancienne rédactrice en chef du New England Journal of Medicine), The Truth About the Drug Companies, 2004.

19 Pendant ses études à Constance, elle a fait partie du spectre de la gauche dans le corps étudiant et le corps académique, puis elle a fait une ascension fulgurante, ou plutôt une "marche à travers les institutions" ? Elle a travaillé pendant de nombreuses années au siège de l'OMS à Genève et dispose d'un service de consultation actif et complet en Suisse (OFSP, Careum, Santé publique Suisse, Promotion Santé Suisse) et à l'étranger (Fondation Rockefeller, Association internationale de la sécurité sociale). I. Kickbusch compte parmi ses clients le géant de la pharmacie et de la fabrication de vaccins Merck et Pfizer Europe et Dohme MSD. La question est de savoir si Mme Kickbusch agit de son propre chef ou exécute des "commandes étrangères".

20 Sur son site web https://ilonakickbusch.com nous lisons : "Elle a été conseillère principale de l'Office fédéral de la santé publique pour l'élaboration de la loi suisse sur la promotion de la santé et la prévention."

21 Rapport annuel, Institut universitaire, Programme de santé mondiale, Genève 2011, p. 20.

Pièces jointes

1. Loi sur les épidémies en Suisse


2. Révision de la loi sur les épidémies en Suisse


3. Te Règlement sanitaire international (RSI) - OMS


4. WHO-Swine-Flu-Conspiracies-British-Medical-Journal-2010 (en anglais)


5. Politiques de recrutement des dirigeants des organisations internationales : l'expérience ratée de la candidature du Dr Tedros A. Ghebreyesus au poste de directeur général de l'OMS